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Ce ne sont pas les situations qui vous font souffrir…

Photo du rédacteur: Cécile Bernard
Cécile Bernard
27 févr.
2 min de lecture

C’est la résistance intérieure


Lorsque l’on traverse une période difficile - conflit professionnel, séparation, surcharge mentale, critique injuste - il est naturel de penser :

“Si cette situation n’existait pas, je me sentirais bien.”


Et pourtant…


Deux personnes peuvent vivre la même situation. L’une sera profondément déstabilisée. L’autre restera intérieurement stable.

Pourquoi ?

Parce que la souffrance ne vient pas uniquement des événements. Elle vient souvent de la résistance intérieure que nous développons face à eux.



Le mental face à ce qui est

Quand une situation nous blesse ou nous inquiète, le mental se met en mouvement :

  • Il analyse.

  • Il rejoue la scène.

  • Il imagine des scénarios.

  • Il cherche un responsable.

  • Il tente de contrôler.

C’est le mécanisme des ruminations.

Le problème n’est pas la pensée en elle-même. Le problème est l’accrochage.

Plus nous résistons à ce qui est arrivé, plus nous l’alimentons intérieurement.


La résistance crée la tension

La résistance ressemble à :

  • “Ça ne devrait pas être comme ça.”

  • “Je n’accepte pas.”

  • “Ce n’est pas juste.”

  • “Il faut que ça change tout de suite.”

Cette lutte intérieure crée une tension constante dans le corps et le système nerveux.

Le mental ne s’arrête plus. L’anxiété augmente. Le sommeil se fragilise.

La situation extérieure ne change pas immédiatement…mais la souffrance intérieure, elle, s’intensifie.


Accepter ne veut pas dire approuver

Il est important de clarifier un point :

Accepter ne signifie pas cautionner. Accepter ne signifie pas renoncer. Accepter ne signifie pas se résigner.


Accepter, c’est reconnaître :

“C’est ce qui est là, maintenant.”


C’est relâcher la lutte intérieure pour retrouver un espace plus stable en soi.

Et c’est souvent à partir de cet espace que des décisions plus justes peuvent émerger.


Apaiser la résistance, apaiser le mental

Dans mon accompagnement en sophrologie, nous travaillons notamment sur :

  • l’observation des pensées sans s’y accrocher

  • la régulation du système nerveux

  • la présence

  • le retour au corps

  • la création d’un espace intérieur plus vaste que les ruminations


L’objectif n’est pas de supprimer les situations difficiles. Mais de transformer la relation que vous entretenez avec elles.


Lorsque la résistance diminue, les ruminations perdent en intensité.L’anxiété se régule progressivement.Le mental devient plus souple.


Et si la paix ne dépendait pas uniquement des circonstances ?


Certaines situations demandent des actions concrètes. Mais la paix intérieure ne peut pas dépendre exclusivement du monde extérieur.

Apaiser le mental, c’est parfois apprendre à cesser de lutter intérieurement contre ce qui est déjà là.

Et découvrir qu’au-delà des pensées, il existe toujours en nous un espace plus calme.



"Ce n’est pas le mental qu’il faut calmer. C’est la résistance intérieure qu’il faut relâcher."

 
 
 

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